DISCOURS DE L’HONORABLE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE PROVINCIALE DU NORD-KIVU A L’OCCASION DE L’OUVERTURE  DE LA SESSION ORDINAIRE DE MARS 2015 

- Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu ;
- Honorables Députés Provinciaux et chers collègues ;
- Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement provincial du Nord-Kivu ;
- Messieurs les membres du comité provincial de sécurité ;
- Monsieur le Chef de Bureau de la MONUSCO/Nord-Kivu ;
- Mesdames et Messieurs les responsables des Agences Onusiennes ;
- Mesdames et Messieurs les représentants des ONG internationales, nationales et locales ;
- Mesdames et Messieurs les responsables des Entreprises publiques, paraétatiques et privées ;
- Monsieur le Secrétaire exécutif de la CENI au Nord-Kivu ;
- Mesdames et Messieurs les Chefs de Divisions de l’Administration publique du Nord-Kivu ;
- Messieurs les membres de la Société Civile ;
- Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
- Distingués invités, à vos titres et qualités respectifs ;

Depuis un peu plus de six ans maintenant, la date du 30 mars de chaque année figure, dans les annales des Assemblées provinciales de la RDC, comme la date de l’ouverture de la 1ère session ordinaire.
La tradition parlementaire voudrait que l’événement lié à cette date soit solennisée.
C’est pour cette raison que nous vous avons conviés à prendre part à la cérémonie de ce jour marquant l’ouverture officielle de la session ordinaire de mars 2015.
Profitant de la présente opportunité, j’aimerais saluer le retour à l’hémicycle, des collègues Honorables Députés provinciaux qui viennent de passer trois mois des vacances parlementaires dans leurs circonscriptions respectives et leur souhaiter la bienvenue au siège de notre institution.
A tous les invités qui sont dans cette salle, je leur souhaite également la bienvenue parmi nous et leur présente tous mes remerciements pour la disponibilité et l’intérêt qu’ils attachent aux activités de notre institution.
Avant de vous présenter l’essentiel de mon adresse, j’aimerais aussi signaler à toute l’assistance que pour l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, l’ouverture de la présente session a une particularité. C’est celle de coïncider avec le 40e jour de la date à laquelle notre collègue Honorable député Mwami BAHATI KAEMBE a quitté cette terre des hommes pour son repos éternel.
A l’occasion de cette pénible épreuve, et au nom de tous les autres Députés provinciaux qui étaient déjà en vacances parlementaires, le Bureau de notre institution avait présenté ses condoléances à la famille de l’illustre disparu et décrété une semaine de deuil au cours de laquelle tous les services de l’Assemblée provinciale ont fonctionné au ralenti, l’horaire de travail ayant été assoupli pour le besoin de la cause.
Pour nous permettre de placer une pensée pieuse en sa mémoire, j’invite l’assistance à se lever en vue d’observer une minute de silence. (Merci…, vous pouvez vous asseoir.)
- Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
- Distingués invités,
Le mot de circonstance prévu à l’occasion de l’événement de ce jour va s’articuler autour de trois points, à savoir :
1. Présentation du projet de calendrier de la session ordinaire de mars 2015, tel que préparé par le Bureau de l’Assemblée provinciale ;
2. Notre lecture des derniers développements de la situation politico-sécuritaire du moment ;
3. Présentation du relevé de quelques faits saillants survenus pendant la période des vacances parlementaires, faits à porter à la connaissance des Honorables Députés provinciaux.
Concernant le 1er point, le projet du calendrier de la session ordinaire de mars 2015 comprend 6 points relatifs aux arriérés des matières législatives ; 7 points ayant trait aux arriérés des matières non législatives et 2 nouvelles matières non législatives.

A ce stade, il y a lieu de vous faire observer que le calendrier préparé par le Bureau est un projet qui doit être discuté dans la Conférence des Présidents avant son adoption par la Plénière pour en faire un calendrier définitif.

- Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
- Distingués invités,
Quelle est notre lecture des derniers développements de la situation politico-sécuritaire du moment ? Ce point est le 2ème de mon intervention.

En effet, en Province du Nord-Kivu comme partout ailleurs dans d’autres parties de la République, la situation politique est dominée ces derniers temps par la fièvre des prochaines élections qui pointent à l’horizon ainsi que par le problème de l’installation des nouvelles provinces issues du découpage territorial de notre pays ; ce dernier problème préoccupant moins la Province du Nord-Kivu qui vit déjà cette expérience depuis 1988, année du découpage de l’ancienne Province du Kivu en trois Provinces test à savoir, le Maniema, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Au niveau politique, ce sont là ces deux questions qui préoccupent et divisent les gens dans la mesure où elles sont appréciées différemment, selon les intérêts des uns et des autres alors qu’en réalité, ces deux questions ne devaient pas nous tracasser outre mesure car nous devrions tout simplement nous rappeler qu’en approuvant par référendum, la Constitution qui régit la RDC, le peuple congolais, de manière responsable et souveraine, avait pris l’option en faveur d’un Etat démocratique, fortement décentralisé comme mode de gestion des affaires publiques.
En d’autres termes, cela signifie que, par cet acte, le peuple congolais avait opté pour l’organisation des élections régulières non seulement, comme un moyen pour la mise en place des institutions représentatives et légitimes dans notre pays mais aussi, comme un moyen civilisé d’assurer l’alternance pacifique des pouvoirs.
Concernant le débat actuel soulevé par certains compatriotes qui remettent en question le découpage territorial dont la mise en œuvre devra s’achever par l’installation des nouvelles provinces ; logiquement, un tel débat ne devait pas avoir lieu pour le moment, dès lors que la décentralisation avait été préférée à tout autre mode de gestion des affaires de nos collectivités territoriales en République Démocratique du Congo.
En effet, avec la signature, par la CENI, de la Décision n° 001/CENI/BUR/15 du 12 février 2015 portant publication du calendrier des élections provinciales, urbaines, municipales et locales 2015 et des élections présidentielle et législatives 2016, tout comme avec la promulgation, par le Président de la République, de la loi portant modalités d’installation et de programmation des nouvelles Provinces, loi promulguée le 28 février 2015, il faut considérer que le train de la démocratisation de notre pays est réellement en marche et que pour le moment, il serait probablement à un point de non retour. N’en déplaise aux septiques qui n’y croient pas encore.

- Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
- Distingués invités.
La session ordinaire de mars 2015 est une session de grands enjeux électoraux tant pour les Honorables Députés provinciaux que pour tous ceux qui aspirent à briguer un mandat électif. Par conséquent, il est impérieux que toute distraction soit écartée sur le chemin qui nous mène vers les élections.

Ainsi, face à ceux qui continuent encore à spéculer sur l’effectivité ou non de la tenue de ces élections, il faudra qu’on leur oppose notre détermination en cette matière en envisageant déjà des stratégies qui s’imposent pour affronter avec sérénité cette compétition citoyenne.

Face à nos électeurs, nous avons le devoir de leur assurer une éducation civique et une sensibilisation accrue sur les enjeux électoraux actuels si nous tenons à les voir voter utile et responsable. C’est de cette façon que nous pouvons combattre en amont toutes les causes des conflits potentiels qui pourraient survenir avant, pendant et après les élections.

Sur le plan sécuritaire, la situation dans la Province du Nord-Kivu est dominée par l’entrée en vigueur des opérations militaires SOKOLA 2 lancées à Beni, depuis le jeudi 29 janvier 2015, par le Chef d’état-major général des FARDC. Ces opérations sont menées par les FARDC contre les combattants FDLR qui ont refusé de désarmer volontairement avant le 2 janvier 2015, date butoir marquant la fin de l’ultimatum de six mois leur lancé par la SADEC et la CIRG
Par rapport à ce point précis, l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu non seulement, elle salue la détermination et la bravoure des FARDC à réussir son pari de neutraliser les FDRL et toutes les autres forces négatives encore actives dans notre province mais aussi, elle félicite et encourage nos vaillants militaires et leur commandement pour les victoires qu’ils engrangent aux différents fronts des affrontements qu’ils mènent contre les FDLR. Ce qui permet à plusieurs localités récupérées du joug des FDLR de passer sous contrôle de nos militaires des FARDC.
Dans le même ordre d’idée, l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu plaide ardemment en faveur d’une mise sur pied d’un train des mesures destinées à protéger les populations civiles contre l’insécurité générée par les effets collatéraux des opérations de traque menées contre les FDLR.
En effet, les populations déplacées pour cause d’insécurité méritent d’être assistées notamment en vivres et non-vivres. Je pense que c’est le minimum que l’on puisse mettre à la disposition de ces compatriotes qui, souvent, sont dépourvus de tout lors de leur fuite.

Outre l’aspect évoqué ci-haut, c’est la recrudescence de l’insécurité çà et là dans les entités urbaines tout comme dans les grandes agglomérations de l’intérieur de nos territoires qui préoccupent les esprits pour le moment.

En effet, dans Beni-ville et territoire, ce sont les rebelles ougandais de l’ADF qui, depuis octobre 2014, ont cherché à installer un climat de terreur au sein de la population dans la mesure où, lors de leurs incursions dans les différentes localités, les gens sont tués dans des conditions atroces et d’une extrême barbarie, soit par les armes à feu soit par des coups de haches et de machettes ou par un autre type d’armes blanches.
Le bilan des exactions menées par les ADF a toujours été catastrophique en termes de pertes en vies humaines dans la mesure où l’on assiste souvent à des massacres des populations qui sont tuées par dizaine, voire par vingtaine ou plus. C’est le cas des massacres perpétrés à Oïcha, Eringeti, Kamango, Mbau, Kasinga, Buhili, Munzambayi et Mayangose pour ne citer que ces quelques localités.

Dans le territoire de Masisi, ce sont les Mai-mai Nyatura, les Raiya Mutomboki et les combattants de l’Alliance des Patriotes pour un Congo libre et souverain, APCLS en sigle, de Janvier KARAIRI qui insécurisent la population du territoire de Masisi pour des intérêts privés.

Il faut noter que le cas de Kitchanga mérite une attention particulière des autorités dès lors que l’on connait que cette entité vit des situations dramatiques pour le moment.
Le territoire de Walikale, fief du groupe armé « Nduma Defense of Congo » NDC en sigle, de Ntabo Ntaberi CHEKA, est encore en proie à l’activisme d’autres forces négatives dont les FDLR et les Raiya Mutomboki qui sèment la désolation et la mort dans des nombreuses familles de nos compatriotes.
Le territoire de Nyiragongo n’a pas été épargné par des perturbations sécuritaires car au cours de ces derniers temps, beaucoup de tueries, assassinats et enlèvements y ont été enregistrés. Les enquêtes menées quant à ce, demeurent sans suite.
Le territoire de Rutshuru quant à lui, tend à prendre peu a peu l’image d’un site hollywoodien où se jouent les films westerns qui font l’apologie des actes de violences, de cruauté et autres formes de terrorisme et du gangstérisme au regard de différentes scènes qui se déroulent sur nos routes qui sont devenues des sentiers de la mort où les coupeurs des routes font des opérations du kidnapping une entreprise financière juteuse.

En effet, après la débâcle des éléments du M23 en 2013, le territoire de Rutshuru était redevenu un milieu fréquentable au regard du climat de paix et de sécurité qui commençait à s’y installer. Mais, depuis peu, ce sont les cas d’assassinat, de pillage des biens d’autrui, de braquage des véhicules, des enlèvements ou des kidnappings sur les routes comme dans les cités qui sont perpétrés au jour le jour.

Tenez, dans l’espace de dix mois, le territoire de Rutshuru vient de perdre deux de ses Chefs de groupement en l’occurrence, le Chef de groupement de Bweza et tout récemment celui du groupement de Jomba, tous assassinés par des bandits à main armée.
Les cas des exactions commises par les Mai-mai SHETANI, encore actifs dans le groupement de Binza, sont très inquiétants.
En effet, pour la période de janvier à mars 2015, le bilan des exactions commises dans le groupement de Binza par les Mai-mai SHETANI se présente de la manière suivante :
1. Pour le cas d’enlèvements ou de kidnappings : 30 cas sont enregistrés dont 18 hommes, 5 femmes, 2 filles, 4 garçons et 1 enfant. Ces cas ont été perpétrés dans les localités de Buramba-Buhama ; Buramba-Kanzanza et Kisharo. Dans les 18 hommes, on trouve : un directeur d’école primaire, six enseignants du primaire, quatre chauffeurs, trois passagers et quatre paisibles citoyens.
Les 2 filles et les 4 garçons ont déjà été libérés dans des conditions non connues. Un seul homme a été libéré après paiement d’une rançon.
2. Pour le cas de meurtres : 4 personnes dont 3 hommes et une femme ont été tuées. Ces meurtres ont été perpétrés à Nyamilima, Ruti, Kisharo et Buramba-Kanzanza.
3. Pour le cas de disparitions : 4 personnes sont portées disparues entre Kisharo et Buramba, un secteur qui se trouve sous contrôle du groupe Mai-Mai SHETANI.
4. Pour le cas de pillages et vols : ces cas sont souvent perpétrés à Kisharo, à Buramba ainsi qu’aux points kilométriques 28 et 29.
5. Pour le cas de viols des femmes et des filles : par crainte de représailles ou suite à la honte, les femmes et filles violées refusent de dénoncer leurs bourreaux et préfèrent se cacher et garder silence.
6. Pour le cas de tortures : 2 cas perpétrés en date du 11 mars 2015 à Kisharo sont enregistrés. Jusqu’au 26 mars 2015, ces victimes de torture étaient encore hospitalisées à l’hôpital général de référence de Rutshuru et de Nyamilima.
Comme tout ce qui se fait se sait, les auteurs des exactions commises dans le groupement de Binza sont connus. Il s’agit de Monsieur CHUMA MALYENE, de Monsieur JADOT et de Monsieur KADIMA qui sont tous des chefs de bande au sein de cette milice Mai-Mai en remplacement de leur ancien seigneur de guerre SHETANI. Ils sont basés à Kadehe, localité située à 1Km de Buramba.

Participent également à ces exactions, les membres du groupe dirigé par le célèbre Emmanuel BIRIKO alias MANOTI. Ce groupe bénéficie de la complicité de certaines brebis galeuses qui presteraient au sein de certains de nos services de l’Etat.
Eu égard à ce qui précède, nous demandons aux unités FARDC présentes dans ces milieux, à la MONUSCO et à tous les autres services de sécurité de traquer ces hors-la-loi afin de redonner la paix à la population.

- Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs ;
- Distingués invités.
Puisqu’il faut mettre fin à l’impunité dans notre pays, en traduisant en justice toutes les personnes qui ont commis des graves violations de droits humains contre les citoyens congolais, il y a lieu de plaider pour l’organisation d’une chambre foraine à Rutshuru afin de juger toutes les personnes impliquées dans les opérations de kidnapping de paisibles citoyens. A la terreur humaine, il faut opposer la terreur légale et ce, dans toute sa sévérité.

Et enfin, en ce qui concerne la ville de Goma, la situation sécuritaire de cette entité urbaine n’est pas non plus celle répondant à la mesure des attentes de notre population.
En effet, dans les quartiers urbains de Ndosho, Kyeshero, Mugunga, Katindo, Mabanga-sud, Kasika, Majengo, Ngangi et même Himbi, tout comme dans les périphéries de la ville, il s’observe une fréquence élevée d’actes de criminalité. Les cas d’assassinats ignobles, de vols à main armée, de viols, d’enlèvements d’enfants assortis de demande de rançon et les cas de justice populaire y sont souvent enregistrés.
Le cas de Monsieur Jean KASEREKA MUMBIRI dit NDUME, assassiné le 12 janvier 2015 par des inconnus dans des circonstances restées jusqu’ici obscures, tout comme le cas de l’assassinat du journaliste de la RTNC Robert SHAMWAMI TSHALUBUTO, dont l’issue du dossier judiciaire n’est pas encore connue, sont là certains des cas patents qui confirment que la criminalité se porte bien dans la ville de Goma.
Après ce coup d’œil sur le paysage sécuritaire de la province, j’aborde maintenant le dernier point de mon intervention qui porte sur le relevé de quelques faits saillants survenus pendant la période des vacances parlementaires.
Les dates et faits ci-après ont été retenus à cette fin :
- Le 2 janvier 2015 : fin de l’ultimatum lancé aux FDLR pour désarmer volontairement.
- Le 3 janvier 2015 : annonce par le gouvernement congolais de l’option militaire contre les FDLR ayant refusé de désarmer volontairement avant le 2 janvier 2015.
- Le 8 janvier 2015 : les quartiers Majengo, Ngangi, Kyeshero et Ndosho sont alimentés en électricité. Une contribution à la lutte contre l’insécurité dans la ville de Goma.
L’Assemblée provinciale du Nord-Kivu salue l’intervention du Fonds social de la République, qui exécute les projets de consolidation de la paix à l’Est de la RDC, pour le financement de ce projet d’électrification à impact visible.
- Le 18 janvier 2015 : remise par Madame Olive Lembe KABILA d’une somme de 300.000$ américains au titre de sa contribution aux travaux de réhabilitation et de modernisation de la voirie de Goma : tronçon routier Signers-Majengo. Projet initié par le gouvernement provincial du Nord-Kivu avec le concours de la FEC/Nord-Kivu, secteur pétrolier.
L’Assemblée provinciale du Nord-Kivu salue le geste éminemment patriotique de la 1ère Dame et félicite les initiateurs dudit projet.
Par la même occasion, l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu encourage les responsables de la TRAMINCO qui exécutent les travaux sur cet axe et salue avec admiration les travaux d’asphaltage du tronçon allant de la station MUTINGA vers Majengo qui sont exécutés par la société SOBETRA sous financement de l’Union Européenne.
- Le 21 janvier 2015 : manifestation agressive contre la révision de la loi électorale dans les rues de Goma avec affrontements entre les étudiants de l’UNIGOM et les éléments de la Police nationale congolaise.
Tout en condamnant l’excès de zèle des étudiants dans ce qui s’est passé, l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu invite toute la jeunesse de notre province à ne pas céder à l’instrumentalisation et à rester perméable aux remarques et conseils de leurs ainés en vue de garantir l’avenir des jeunes.
« Pour voir très loin à l’horizon, les jeunes doivent monter sur les épaules des vieux », avait dit HAMPATE-BA.
- Le 25 janvier 2015 : vote à l’Assemblée nationale du projet de la loi électorale révisée.
- Je 25 janvier 2015 : par Ordonnance présidentielle, un changement a été opéré à la tête du commandement de la Région militaire et des Secteurs opérationnels au Nord-Kivu. Ainsi, le Général Fal SIKABWE est affecté à la tête de la 34ème Région militaire en remplacement du Général Emmanuel LOMBE affecté au Kasaï.
Le Général Bruno MANDEVU est affecté à la tête des opérations SOKOLA 2 dans le secteur Petit-Nord en remplacement du Général SHOLA.
L’Assemblée provinciale du Nord-Kivu présente ses félicitations à ces officiers généraux et leur souhaite pleins rendements dans leurs nouvelles fonctions.
- Le 29 janvier 2015 : lancement officiel à Beni des opérations SOKOLA 2 contre les FDLR.
- Du 9 au 11 février 2015 : tenue à Goma de la 1ère conférence interministérielle sur l’exploitation du Gaz méthane.
- Le 6 février 2015 : remise des appareils MOTOROLA aux chefs des quartiers de ville et territoire de Beni par le Gouverneur de province. L’Assemblée provinciale salue cette initiative et demande au Chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu d’en faire autant partout où l’urgence de lutter contre l’insécurité s’impose.
- Le 12 février 2015 : publication par la CENI du calendrier global des élections 2015-2016.
- Du 13 au 15 février 2015 : organisation à Goma de la 2ème édition du Festival AMANI pour la paix à l’Est de la RDC. Cette initiative mérite d’être rééditée en vue de la consolidation de la paix dans notre région.
- Le 16 février 2015 : lancement par l’autorité provinciale de la 2ème édition de la semaine fiscale au Nord-Kivu. L’Assemblée provinciale félicite l’autorité provinciale pour cette initiative qui contribue à promouvoir le civisme fiscal dans la mentalité des agents publics de l’Etat et de la population.
- Le 19 février 2015 : décès à Kampala de l’Honorable Mwami BAHATI KAEMBE, Député provincial du Nord-Kivu.
- Le 20 février 2015 : remise officielle de 500 mètres de la piste de l’aéroport international de Goma au gouvernement congolais. Les travaux ont été financés par le gouvernement allemand.
Je signale à ce sujet que depuis le 13 mars 2015 la Banque mondiale a approuvé un don de 52 millions de dollars américains pour financer le projet d’amélioration de la sureté, de la sécurité et du fonctionnement de l’aéroport international de Goma. Notre institution s’en réjouit en espérant que cette bonne intention sera traduite en acte.
- Le 9 mars 2015 : les membres du Bureau et quelques autres Députés ont participé à la séance de sensibilisation animée à l’hôtel LINDA par le Rapporteur de la CENI sur la loi électorale et le calendrier électoral.

Ne pouvant pas être exhaustif dans l’énumération de tous les faits survenus pendant la période des vacances parlementaires écoulées, c’est avec plaisir que j’invite les collègues Honorables Députés à continuer à fournir le meilleur d’eux-mêmes dans l’exécution de la mission qui nous a été confiée par nos électeurs pour mériter davantage leur confiance.
C’est par ce mot que je déclare ouverte la session ordinaire de mars 2015.

Que vive la RDC,
Que vive la Province du Nord-Kivu,
Que vive l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu.
Je vous remercie.

Fait à Goma, le 30 mars 2015

Honorable HAKIZUMWAMI HABIMANA Jules
Président