La séance suspendue le lundi 25 avril 2016 a été reprise ce mardi 7 juin 2016 à 11 heures dans la grande salle de Conférences de la Banque de Développement des Etats des Grands Lacs, B.D.E.G.L en sigle, sous la présidence de l’Honorable HAKIZUMWAMI HABIMANA Jules, Président de l’Assemblée provinciale du Nord–Kivu. Sur 41 Honorables députés composant actuellement l’Assemblée provinciale du Nord – Kivu, la liste de présences a renseigné que 19 étaient présents dans la salle.

 Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Réplique du Ministre provincial de l’Agriculture, Elevage, Pêche et Développement Rural à la question orale avec débat lui adressée par l’Honorable SEBISHIMBO RUBUGA Jean – Bosco ;
  2. Lecture, amendements et adoption du procès – verbal n° 13 du lundi 6 juin 2016.

Abordant le premier point inscrit à l’ordre du jour, en réplique aux préoccupations soulevées par les Honorables députés au cours du débat de la plénière du 25 avril 2016, le Ministre a évoqué d’abord les différentes missions effectuées en Territoires de RUTSHURU, NYIRAGONGO et MASISI dont l’objectif global était le suivi des activités menées par les services techniques de son ministère et ses partenaires. Le Ministre a nié toute dormance de son ministère, car les actions menées prouvent son activité et plusieurs stratégies mises sur pied pour passer d’une agriculture de substance à une agriculture intensive orientée vers le marché.

S’agissant de l’état des lieux du CAPSA KISUMA, ce patrimoine situé dans la chefferie de BAHUNDE en Territoire de MASISI est en train d’être récupéré progressivement des mains des occupants et exploitants anarchiques. L’inspection de l’Agriculture a supervisé la réhabilitation de 50 hectares des pâturages de ce bien public. Dans un tableau, le Ministre a par ailleurs énuméré le patrimoine de son ministère en ville de Goma.
Parlant de l’encadrement de la population agricole, le Ministre a fait savoir qu’à chaque niveau il y a un agronome et un vétérinaire de l’Etat.

Concernant le recrutement des jeunes, la Province du Nord–Kivu a bénéficié de 45 agents déployés dans toute la Province parmi les 500 techniciens agronomes recrutés par le Ministère national. Quant à la lutte antiérosive, le Ministre a renseigné qu’elle est une activité de routine.

Par ailleurs, le Ministre a étalé les actions à mener dans la politique et la vision de son ministère, les bonnes pratiques culturales à vulgariser auprès des agriculteurs, la gestion des fermes NYAMALERE, KIBAYA et NYARUBUYE, les stratégies pour rendre praticable les routes de desserte agricole, l’impact de la mécanisation agricole en province, la problématique de la commercialisation de la viande et les mesures pour repeupler les lacs.

En ce qui concerne les effets néfastes des eaux du RWANDA canalisées vers la République Démocratique du Congo, le Ministre a informé qu’après descente sur le lieu, il a été constaté que le ruisseau qui passe sous terre et visible à KABAGANA est à l’origine des inondations.

Dans les annexes, le Ministre a énuméré les différents bénéficiaires des tracteurs et les attributaires des routes de desserte agricole. Il a abordé en outre les points relatifs aux zonages agricoles, à la construction des abattoirs modernes, à la transformation des produits agricoles et à la relance des autres cultures industrielles. Après avoir évoqué les difficultés, les forces et les faiblesses de son ministère, il a affirmé qu’il n’ y avait pas famine au Nord–Kivu bien que les six territoires que comptent la Province se trouvent dans la phase des crises alimentaires et humanitaires.

Intervenant pour conclure, l’auteur de la question orale avec débat a émis le souci de voir le ministère encadrer la masse paysanne dans la maîtrise et l’usage de nouvelles techniques agricoles afin de s’adapter aux diverses perturbations climatiques. Il a exhorté le ministère à s’atteler à l’entretien des routes de desserte agricole pour faciliter l’écoulement des produits sur le marché. Il a demandé au Ministre d’initier une enquête sur l’usage d’un montant de 100.000 $ affecté à l’Inspection provinciale de l’Agriculture, Elevage et Pêche, et de prendre de manière urgente des mesures qui s’imposent sur le transport, la qualité et la commercialisation de la viande en ville de Goma. L’initiateur de la question a promis enfin, de continuer les échanges avec le ministère.

Concernant le deuxième point inscrit à l’ordre du jour, à l’issue de sa lecture, le procès – verbal n° 13 du lundi 06 juin 2016 a été adopté moyennant quelques amendements.

La séance a été levée à 13 heures 42 minutes.

Par Jean-Fiston KAMATE